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11
Sep

Why Digital expliqué à ma mémée #WHY18

Elle n’est plus là pour m’encourager avec les yeux comme elle savait le faire.

Mais si je sais lui expliquer, tout le monde peut comprendre. Elle n’avait jamais utilisé un ordinateur. Elle tenait au « e » de « mémée » comme à celui de son prénom: Andrée.

Ma chère petite Mémée,

la semaine prochaine c’est Why Digital, le salon que j’organise à Marseille. Tu veux toujours que je t’explique ce que je fais avec mes histoires d’ordinateurs, alors voila…

Tu en as bien connu des révolutions : tu me racontais le cinéma, la 1ère voiture du quartier, les rigolades avec tes amies en lisant l’Os à Moëlle, etc. Tu avais la sensation que le monde était devenu fou, déjà à ton époque.

L’Histoire se répète.

Je ne parle pas des histoires actuelles de réfugiés qui me font penser à tes ami.e.s des années d’occupation en Zone Libre, venus des 4 coins de la France à Villefranche de Rouergue.

Je ne parle pas de tes combats, gagnés ou perdus, toujours discrètement : devenir puéricultrice #OuPas, alphabétiser les femmes arabes, élever 5 filles avec Grand-Père…

Une des plus grandes révolutions, à ton avis, avait été la machine à laver. Cela me faisait rire jusqu’à ce que je devienne père à mon tour. Mais je n’ai pas eu 7 enfants !

Comme tu as vu l’automobile envahir villes et campagnes, aujourd’hui ce sont les ordinateurs qui sont partout. Au début, il y a moins de 20 ans, on passait son temps le capot ouvert à bricoler. Tu te souviens de mon goût pour le fer à souder…

Mais au moment où tout le monde s’y met, après les pionniers, plus personne ou presque ne veut plus bricoler.

On a élargi les routes jadis, maintenant tous les ordinateurs parlent entre eux c’est internet. On cache des puces partout : au lieu du gros bouton d’alarme que tu avais autour du cou en cas de chute, tu aurais aujourd’hui un bracelet « intelligent » au poignet. Bref, mon travail aujourd’hui est de monter une sorte de salon de l’auto, mais pour le « numérique ».

Il n’y a rien de bien compliqué en fait : un moteur, une carrosserie. Des utilisateurs, des constructeurs, des revendeurs. C’est pareil pour les ordis.

Sauf qu’aujourd’hui, la puissance des ordinateurs permet d’automatiser plein de choses. Et presque de penser à notre place. Tu n’aurais pas beaucoup apprécié.

Le problème, c’est que les utilisateurs d’ordinateurs, les entreprises, ne savent pas toujours comment faire. On organise des cours pour les novices. On organise des compétitions.

Aujourd’hui, on ne fait plus beaucoup de cours de mécanique, le niveau général est bon (enfin, tout le monde croit connaître mais les programmes compensent). C’est une illusion. Les gens #LesGens viennent en voiture au travail, pour utiliser des voitures à cheval, parfois. C’est le monde à l’envers.

Bref, quel que soit le sujet, on trouve :

  • les outils, le « quoi »

  • leurs usages, le « comment »

  • leur finalité, le « pourquoi »

Comme on ne fait rien dans l’ordre de nos jours et que les outils deviennent si puissants qu’on est parfois dépassés, se pose la question du « pourquoi ». Il faut dire que le monde est en crise, de ce côté-ci de la planète : on ne fait plus (beaucoup) la guerre, on n’est censé manquer de rien, les luttes pour la vie que tu as connues sont oubliées.

On revient aux fondamentaux en quelque sorte, à la faveur des grandes peurs. C’est plutôt positif de se poser les bonnes questions. Pour se motiver, avoir de bonnes relations, écouter avant de parler, donner du sens, guider les robots.

Organiser un événement (un salon, pour faire simple) qui se penche sur ces questions fondamentales, en plus de répondre au comment et au quoi, me semblait très important.

On l’a appelé Why pour le pourquoi. Digital pour les métiers. C’est Why Digital, mon bébé.

Nous apportons des solutions aux professionnels. Pour mieux se dire, pour mieux relationner, pour bien utiliser les robots.

Nous donnons la parole à des spécialistes de la créativité, pour que la communication et le commerce puissent inventer de jolis messages et raconter de belles histoires. Vraies de préférences. Pour que le pourquoi ne soit pas oublié.

Nous permettons à des fournisseurs de rencontrer leurs clients en RDV et lors d’ateliers.

Nous écoutons ceux qui veulent réfléchir avec nous et penser l’avenir. C’est un événement.

Je ne suis pas sûr et certain de t’avoir bien expliqué, mais je penserai à toi en tenant le micro jeudi et vendredi. Pour parler simple et que l’Esprit d’accueil qui t’habitait soit parmi nous.

Je t’embrasse.

Ton petit fils aîné, Hervé

PS : dimanche j’ai fait un couscous, comme toi, de A à Z, il n’avait pas la saveur de ton couscous algérien (ou algérois, je ne sais jamais) mais il y avait comme un parfum, une émotion, de l’amour. Merci.

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